L'innovation au service des seniors, c'est bien, le lien social, c'est mieux !

 

Le vieillissement de la population française oblige à repenser la prise en charge de nos « vieux », pour reprendre le terme utilisé par Jean-Louis Servan-Schreiber dans une interview donnée sur Europe 1 en janvier 2019. Pouvoir garantir aux seniors la possibilité de vieillir chez eux, comme beaucoup le souhaitent, est une priorité. L’assistante technologique, rendue possible grâce aux objets connectés, offre des perspectives d’avenir, à condition bien-sûr de ne pas négliger l’humain et le lien social. Explications…

 

Quels services les objets connectés peuvent-ils apporter aux seniors ?

En France, le nombre de personnes âgées ne cesse d’augmenter. En 2030, elles seront environ 20 millions. Face à cette croissance, les objets connectés se multiplient à grande vitesse : de la montre connectée aux robots, en passant par le pilulier intelligent, le médaillon de téléassistance…

Grâce à eux, plusieurs aspects de la vie peuvent être facilités : ils surveillent par exemple la santé des aînés, s’adaptent à leur environnement et contribuent au maintien de leur autonomie. De manière plus large, les objets connectés (ou Internet of Thing – IoT) participent au bien-vieillir en :

  • Facilitant la communication aidant-aidé par des dispositifs de suivi à distance,

  • Assistant les seniors au quotidien : rappel de prise de médicaments, capteurs de détection de chute, géolocalisation d’objets ou de personnes…

  • Permettant un meilleur suivi de la santé,

  • Incitant à la pratique d’activités physiques en assurant un suivi des progrès,

  • Renforçant les liens intergénérationnels et en facilitant la communication avec les enfants et petits-enfants…

  • Anticipant les risques et l’entrée en dépendance par une analyse prédictive.

 

Les EHPAD de plus en plus friands d’objets connectés

Les établissements d’accueil pour personnes âgées, qu’il s’agisse d’EHPAD ou de Résidences Services Seniors, intègrent de plus en plus les objets connectés dans leur stratégie au quotidien : tablettes connectées, appel malade haute technologie, chemins lumineux, capteurs… Ces derniers permettent d’améliorer la sécurité et la qualité de vie des résidents seniors, tout en rassurant leurs proches.

Par exemple, certaines solutions permettent de géolocaliser leurs utilisateurs très précisément à l’intérieur d’un bâtiment et donc de les retrouver s’ils s’égarent, un concept particulièrement efficace pour les personnes âgées présentant des difficultés d’orientation spatiale, avec des pathologies comme la maladie d’Alzheimer.

D’autres solutions permettent également d’assurer le suivi des patients et de leur bien-être, via différents capteurs. Ces derniers ont pour principal objectif de détecter les chutes, un véritable enjeu pour les EHPAD et autres solutions d’hébergement pour seniors.

 

Mieux vieillir grâce aux objets connectés : réel intérêt ou mode passagère ?

Malgré tous les effets positifs de ces appareils sur l’autonomie des personnes âgées, quelques hésitations demeurent.

Le principal défi est l’acceptation des objets connectés par les seniors eux-mêmes. Certains émettent des réserves sur ces outils d’analyse, qu’ils assimilent davantage à des technologies de surveillance potentiellement dangereuses pour leur intimité qu’à des appareils bienveillants assurant leur sécurité. Ils peuvent aussi refuser d’y avoir recours en craignant que l’utilisation de cette technologie soit un symbole public d’infirmité ou d’atteinte à leur dignité.

Au-delà de cela, les objets connectés sont aussi limités par leur nature même. Leur efficacité dépend de la volonté de la personne qu’ils assistent à suivre leur recommandation. Ils ne représentent donc qu’une partie de la solution à apporter, un soutien utile mais non suffisant à une prise en charge complète de la perte d’autonomie, qui ne saurait se passer de l’intervention humaine de professionnels ou de tiers bienveillants. 

 

Une complémentarité entre les objets connectés et l’humain

Outre ces innovations technologiques, la préservation du lien social est essentielle à un maintien à domicile épanoui et réussi. En effet, les services d’aide à domicile ou l’intervention de tiers de confiance (à l’instar de services proposés par Les Amis d’Hubert) représentent à la fois la possibilité de rester à domicile, mais également une solution à leur questionnement.

De nombreuses analyses et études le prouvent, les objets connectés sont, certes, une opportunité  pour améliorer le quotidien des personnes âgées, mais à la condition sine qua none qu’ils soient couplés à une présence humaine quotidienne. En aucun cas ils ne peuvent se substituer à la présence humaine, qui reste I-N-D-I-S-P-E-N-S-A-B-L-E.

 

Maintien des liens sociaux et avantages

Que ce soit un peu de compagnie ou une présence rassurante pour garantir qu’il n’arrive rien à un être cher, le maintien des liens sociaux offre de nombreux bénéfices. Il s’agit d’ailleurs d’une formidable solution de prévention de la perte d’autonomie.

 

Préserver l’indépendance et l’autonomie

Les loisirs que les intervenants des Amis d’Hubert partagent avec leurs peuvent par exemple les aider à conserver leur liberté. Jouer à des jeux de sociétés, se balader au parc, ou faire le marché ensemble stimulent les capacités cognitives et l’autonomie, et permettent aux personnes accompagnées de continuer de mener une vie indépendante.

 

Lutter contre la solitude

Plus que de porter atteinte au moral, la solitude avoir des impacts sur la santé des aînés. Le concept des Amis d’Hubert est unique en son genre. Il va plus loin que la simple compagnie puisqu’il crée une relation privilégiée entre un intervenant de confiance et un bénéficiaire, basée sur des points communs (racine, loisir, centre d’intérêt…).

Au-delà de se retrouver régulièrement autour d’une passion commune et, bien sûr, de créer du lien social, tous les ingrédients sont réunis pour créer la recette parfaite du partage et de l’échange.

 

Soulager les aidants

La perte d’autonomie d’un proche peut susciter de nombreuses inquiétudes : on se demande comment va évoluer son état de santé, on doute sur sa capacité à gérer la situation, on culpabilise de parfois souhaiter déléguer.

Pourtant, un intervenant à domicile extérieur au cercle familial, qui prend le relais, est la clé du bonheur puisqu’il permet à la fois à l’aidant de souffler et de prendre du temps pour lui, mais aussi à la personne aidée de conserver sa liberté et de continuer à vivre pour elle-même.